Cinéma Culture

Review – Les Boxtrolls

26 octobre 2014

Salut !

Je vous retrouve aujourd’hui pour une deuxième critique cinématographique et il s’agit cette fois…

Des Boxtrolls ! 

« Les boxtrolls » est le dernier né des studios Laika, studios dont je suis la progression depuis plusieurs années maintenant. Ils sont à l’origine de l’excellent « Coraline » (bande annonce et générique de début pour vous mettre dans l’ambiance), conte flippant pour grands enfants écrit par Neil Gaiman et adapté à l’écran par Henry Selick (le chouette réalisateur de L’étrange Noël de Monsieur Jack). C’est aussi à eux que l’on doit le très bon « L’étrange pouvoir de Norman » (ou « Paranorman » en VO), dans lequel on rencontre Norman (you don’t say ?), un jeune garçon pas très à l’aise avec sa faculté de voir les personnes décédées et qui va devoir apprendre à s’en servir pour annuler la terrible malédiction qui pèse sur sa ville. Les deux films sont excellents, et je ne peux que vous les conseiller. D’ailleurs, ils sont parfaits pour la soirée d’Halloween parce qu’ils font bien flipper tous les deux (surtout Coraline) (pour grands enfants j’ai dit !). Il est probable que je vous les présente plus tard dans un article que je leur aurais consacré parce que ce sont des pépites d’animation.
Car oui, le studio Laika utilise l’animation mais une forme bien particulière, qui donne du cachet à ses films : le stop motion en pâte à modeler. Ça n’est pas sans rappeler les productions des studios Aardman (Wallace et Gromit, Chicken Run, etc.) ou certains films de Tim Burton (Les noces funèbres, Frankenweenie). Là où Laika excelle, c’est dans le peaufinage de son visuel. Textures et fluidité des personnages n’ont absolument rien à envier aux récents films d’animations 3D.

Mais revenons aux Boxtrolls. Autant dire que j’en attendais beaucoup, de ce film d’animation. Et je peux vous assurer qu’encore une fois, le pari est largement réussi.

Résumé Allociné :

Les Boxtrolls est une fable qui se déroule à Cheesebridge, une ville huppée de l’époque victorienne, dont la principale préoccupation est le luxe, la distinction et la crème des fromages les plus puants. Sous le charme de ses rues pavées, se cachent les Boxtrolls, d’horribles monstres qui rampent hors des égouts la nuit pour dérober ce que les habitants ont de plus cher : leurs enfants et leurs fromages. C’est du moins la légende à laquelle les gens de Cheesebridge ont toujours cru. 
En réalité les Boxtrolls sont une communauté souterraine d’adorables et attachantes créatures excentriques qui portent des cartons recyclés comme les tortues leurs carapaces. Les Boxtrolls ont élevé depuis le berceau un petit humain orphelin OEuf, comme l’un  des leurs, explorateur de décharge et collectionneur de détritus mécaniques.  Ils deviennent soudainement la cible d’un infâme dératiseur Archibald Trappenard qui voit dans sa disposition à éradiquer les trolls son ticket d’entrée au sein de la bonne société de Cheesebridge. La bande de bricoleurs au grand coeur doit alors se tourner vers celui dont ils ont adopté la responsabilité, ainsi qu’une jeune fille de la haute qui n’a pas froid aux yeux, Winnie afin de concilier leurs deux mondes, au gré des vents du changement… et du fromage…

Bande annonce (en vo parce que la bande annonce française est vraiment naze)

Bon alors déjà … Dès le résumé, « les Boxtrolls » savent se démarquer de ce qu’on nous propose en ce moment niveau film d’animation (princesses et autres héros). C’est le genre d’histoire que vous ne verrez qu’au sein des studios Laika parce que, loin de prendre les enfants pour des imbéciles, ils parient souvent sur des scénarios simples, mais loufoques et originaux, à défaut d’embarquer leurs héros dans des tonnes de rebondissements rocambolesques. Si le début du film est un poil longuet, l’action arrive rapidement et tient la route jusqu’à la fin. Et puis, je veux dire, c’est quand même le seul film d’animation où la recherche de pouvoir chez le méchant est motivée par … du fromage !
Chez Laika, on creuse ses personnages, on leur donne une texture, une profondeur. On les fait exister. Et c’est ce qui marche le mieux pour provoquer des émotions riches chez le spectateur : on rigole (beaucoup), on a peur (souvent), on est triste (parfois) et on en redemande ! Le film possède plusieurs niveaux de lecture. Les enfants se fenderont la poire devant (l’apparente) stupidité de ces petites créatures attachantes pendant que les plus grands apprécieront le message plus complexe qui porte sur la conception de la famille, propre à chacun. Mention spéciale au personnage de Winnie, de loin le personnage féminin le plus badass des dessins animés de cette année. Laika apporte un vent de fraicheur et surtout d’audace à cette fin d’année, et c’est loin d’être déplaisant !

Ensuite, c’est magnifique. Visuellement parlant, je n’ai absolument rien à redire. Laika est arrivé à un tel niveau de perfection et de fluidité (pour des décors et des personnages sculptés à la main, je le rappelle !) que c’en est presque effrayant. En même temps, il y a parfois des petits ralentissements dus au stop motion qui apportent au petite touche d’authenticité pas désagréable par rapport à l’univers très lisse des dernières productions animées des studios Disney ou Pixar. « Les boxtrolls » est le genre de films que l’on peut voir des dizaines de fois en découvrant de nouveaux détails à chaque visionnage. Le décor regorge de textures et de couleurs, les personnages sont travaillés avec soin, que ce soit au niveau de leur visage, de leurs cheveux ou de leurs vêtements, jusqu’à leur donner un caractère vraiment propre et un réalisme impressionnant. Penchant déjà mis en avant dans Coraline et Paranorman (oui je met le titre VO, c’est moins long à écrire haha), Laika puise de toute évidence une partie de son inspiration dans l’expressionnisme allemand : maisons biscornues, décors penchés, perspective faussée, visage tordus par l’émotion, etc. Les studios Laika sont passés maîtres dans la capacité à raconter des histoires uniques visuellement. Aller voir un de leur film, c’est s’en mettre pleins les yeux.

Ajoutez à tout cela une soundtrack super géniale (cliquote sur les liens !) et vous tenez un des meilleurs films d’animations de l’année. Facile. Alors courez-y !
(et un conseil : RESTEZ APRÈS LE GÉNÉRIQUE (enfin après le premier générique) parce qu’il y a la meilleure fin de tous les temps)

– BONUS – 
 
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3 Comments

  • Reply Manue 26 octobre 2014 at 10 08 22 103010

    J’ai vu Coraline et Paranorman et celui-ci me tente bien aussi :) je trouve ça dingue le travail qu’il y a derrière pour ce genre de film. Dommage qu’il passe nul part en VO par chez moi :/

    • Reply Louise P. 26 octobre 2014 at 10 10 22 102410

      Je crois avoir entendu que la VF était pas si ignoble que ça et qu’elle se tenait plutôt bien pour un petit film d’animation indépendant :) C’est juste la bande annonce française qui est naze et qui donne pas envie… Du coup, j’aurais tendance à te dire de foncer, même en VF !

  • Reply Crotte de Nez 27 octobre 2014 at 10 10 22 103110

    Haaaa je me souviens que Coraline m’avait foutu les flipettes, surtout cette histoire d’yeux-boutons.
    Je n’ose pas trop aller voir ce film ou les autres. Je me souviens d’avoir lu aussi bien « L’étrange vie de Nobody Owen » de Neil Gaiman, que « Au bonheur des Monstres » d’Allan Snow, j’aurais trop peur d’être déçu ou que cela remplace mon imaginaire.

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