Fantasy Roman Young Adult

Une flamme dans la nuit – Sabaa Tahir

27 novembre 2016

Eh oui, je suis de retour ! Enfin, pour le moment. Je suis triste de devoir laisser le blog de côté, mais cette année scolaire est particulièrement remplie (par le mémoire, notamment) et je n’ai pas trop le choix. Mais après la critique élogieuse que j’avais fait du premier tome, j’avais tout de même envie de reprendre un peu l’écriture et de vous parler de Une flamme dans la nuit, le deuxième tome de Une braise sous la cendre. Parce que je me suis repris une sacré claque, pour mon plus grand plaisir ;)

[ATTENTION très légers spoils tome 1 pour ceux qui ne l’auraient pas lu !]

Nous retrouvons donc nos deux héros, Elias le-Mask-qui-s’est-rebellé-parce-que-YOLO et Laia la-fille-aux-yeux-mordorés-parce-que-visiblement-c’est-le-seul-trait-physique-qui-ressort-chez-elle, qui ont réussi à s’échapper de Blackcliff, la célèbre école qui forme les Masks, soldats Martiaux d’élite. Leur but ? Retrouver Darin, le frère de Laia, et le faire sortir de Kauf, une horrible prison dont le directeur est un brin dérangé sadique notoire. Une mission périlleuse, qui va conduire les deux amis à faire un long voyage dans les terres de l’Empire, et à surmonter de multiples dangers, car nombreux sont ceux qui aimeraient les éliminer. Au fur et à mesure de leur avancement, Elias et Laia vont vite se rendre compte que c’est le sort des Érudits, mais aussi de l’Empire, qui dépend de leur réussite…

Aaaaah que ça fait du BIEN de se replonger dans l’univers créé par Sabaa Tahir ! J’ai adoré retrouver Elias et Laia, dès l’instant où j’ai ouvert les pages, parce que ce tome 2 ne s’embarrasse pas d’un long résumé formel : on reprend ce tome là où nous nous étions arrêtés dans le 1, directement au coeur de l’action. Et que d’action, les amis, que d’action ! Ce tome est haletant, et le pauvre lecteur (qui adore ça) se retrouve propulsé dans un rythme à 200 à l’heure, avec très peu de moments pour souffler. Et quand l’action se calme, ce sont les révélations qui prennent le pas sur l’histoire. L’auteur manie toujours aussi bien sa plume, et ses cliffhanger sont toujours aussi frustrants… et marchent si bien ! Ça a été une lecture totalement addictive, que je n’ai pas terminée aussi vite que le tome 1 parce que j’avais du travail, mais que j’ai dévoré dès que j’avais un peu de temps libre. Je suis une fois de plus passée par une palette d’émotions très diverses, allant de l’excitation aux pleurs, en passant par le désespoir et la colère, et je dois dire que c’est une des rares sagas qui arrive à me faire ressentir autant de choses en un temps de lecture aussi restreint.

Je n’ai pas grand chose à dire sur l’écriture, j’en avais déjà parlé dans ma précédente critique et ça ne change pas : le climat de ce tome diffère du premier, notamment parce que Elias et Laia voyagent beaucoup (contrairement au presque huit-clos créé par Blackcliff dans le tome 1), mais la plume de Sabaa Tahir est toujours aussi envoûtante. Elle parvient à recréer chaque atmosphère à merveille, depuis les sous-bois où le soleil ne pénètre pas jusqu’à la chaleur étouffante de la prison, en passant par les sommets enneigés ou les marchés grouillants de monde. Un univers qu’elle maîtrise jusqu’au bout des ongles, et ça se ressent dans sa façon d’écrire, dans chaque petit détail qu’elle apporte, mais aussi dans les rebondissements qu’elle offre. Cette saga est, pour l’instant, une des plus abouties qui m’ait été donné de lire. Le fait que le tome 2 soit aussi différent du 1, mais aussi agréable à lire en témoigne. La violence est toujours très présente et est réellement poussée, que ce soit dans l’atmosphère générale ou dans quelques éléments isolés. Encore une fois, je ne recommande pas ce livre aux plus jeunes, parce que Sabaa Tahir ne lésine pas sur le sang et finalement, c’est un des éléments qui rend l’histoire encore plus crédible : c’est un livre sombre, parfois un peu inquiétant, où le lecteur craint à chaque page pour la vie des personnages. Une censure aurait, je pense, pénalisé l’univers.

Petite surprise en ouvrant le livre : cette fois, Sabaa Tahir nous offre également le point de vue d’Helene ! Pour moi, ça a changé pas mal de choses. J’avais appris à apprécier Laia dans le tome 1, mais cette fois-ci, elle m’a laissée plutôt indifférente… alors que j’ai vraiment adoré suivre Helene, qui m’avait simplement intéressée auparavant, mais sans plus. Helene devient un personnage de plus en complexe, et je la considère donc, à partir de ce tome, comme faisant partie des « héros ». J’ai appris à mieux comprendre ses motivations et à ressentir une grande empathie pour elle parce que, tout comme Elias et Laia, elle s’en prend plein la figure et l’auteur n’épargne aucun de ses personnages. Sa nouvelle position politique, la façon dont elle gère son grade, dont elle s’acquitte de ses tâches, dont elle tente de résoudre les dilemmes déchirants auxquels elle doit faire face, mais aussi la manière dont elle s’efforce de se faire respecter en tant que femme dans un monde essentiellement masculin, tous ces éléments m’ont beaucoup intéressé. Elias est toujours aussi agréable à suivre, toujours aussi humain et déterminé dans un univers qui ne laisse aucune chance aux faibles. Le personnage, bloqué dans ses idéaux, pourrait tourner en rond, mais ce n’est absolument pas le cas et l’auteur parvient à le creuser encore un peu plus, et à lui donner réellement corps. Laia commence à révéler d’autres facettes d’elles-mêmes (je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler), qui sont intéressantes mais encore un peu mystérieuses : j’attends le tome 3 (? est-ce une trilogie ?) pour voir comment l’auteur va développer ça ! Et puis quel plaisir de lire un livre YA avec une méchante crédible et qui fait réellement peur tant elle est cruelle et imprévisible : vous l’aurez deviné si vous avez lu Une braise sous la cendre, la Commandante est de retour et elle est plus insensible que jamais…

Mon seul regret, c’est que comme le tome 2 jongle entre trois personnages, les personnages secondaires sont, pour le coup… très secondaires, et ne sont pas très développés (pour les nouveaux) ou ne font que de brèves apparitions (pour les anciens). Par contre, et c’est un excellent point que je voulais souligner : les chapitres en point de vue alternés sont extrêmement bien maîtrisés, et permettent essentiellement deux choses. La première, c’est qu’on va pouvoir suivre l’action à plusieurs endroits en même temps, un peu dans l’idée de « Pendant ce temps-là, à Syracuse… » : ça permet notamment au lecteur de voyager facilement à l’intérieur de l’univers, qui est tout de même particulièrement dense, surtout que l’action se passe parfois dans trois lieux différents. Mais surtout, ça sert très très trèèèès bien l’intrigue et le suspense puisque le lecteur est un peu placé en voyeur : on apprend des choses que les autres personnages ne savent pas, donc on voit les catastrophes rebondissements arriver à 25 km et on est impuissants face à l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Personnellement, c’est la meilleure façon de me faire hurler et ça a plutôt bien réussi (hum hum…). Et tout ça présenté de manière super fluide, et chaque point de vue étant aussi intéressant les uns que les autres (allez j’avoue j’avais une préférence pour Helene), ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas du tout.

Bon, vous l’aurez compris, ce deuxième tome est également un coup de coeur. Si vous avez aimé le tome 1, je pense pouvoir vous dire que vous aimerez celui-ci. Des rebondissements bien dosés, un univers cohérent et dense, une histoire qui se déroule de manière fluide, des personnages de plus en plus complexes, des cliffhangers qui rendent la lecture addictive… j’ai envie de dire : qu’est-ce que vous attendez ? ;)

Moi à la fin de chaque chapitre.

 

Titre Une flamme dans la nuit
Auteur Sabaa Tahir
Éditeur Pocket Jeunesse (PKJ)
2016 // 544 pages

« Une Torche Contre La Nuit emmène les lecteurs au cœur de l’Empire, alors que Laia et Elias se dirigent tant bien que mal vers le nord pour libérer le frère de Laia des horreurs de la prison de Kauf. Pourchassés par les soldats de l’Empire, manipulés par le Commandant, et hantés par leurs passés, Laia et Elias doivent être plus rusé que leurs ennemis et se confronter à la traitrise de leurs propres cœurs. Dans la cité de Serra, Helene Aquilla se retrouve liée à la à volonté du sadique nouveau leader de l’Empire, Marcus. Lorsque sa loyauté est remise en question, Helene doit accepter une mission pour faire ses preuves – une mission qui, au contraire, pourrait bien la détruire. »

♥ Coup de cœur ♥

Rendez-vous sur Hellocoton !

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply totorosworld 7 décembre 2016 at 10 09 22 123012

    ce n’est pas un méga coup de coeur pour moi mais j’avoue beaucoup aimer l’univers de la saga, j’ai hâte de lire la suite ^^
    (ta photo en début d’article est canon ^^)

  • Leave a Reply