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S’exhiber sur Internet ?

22 septembre 2015
Exhiber_Internet

Photo Credits : Ashley Ella Design – http://ashleyelladesign.com

Hola ! J’espère que vous allez bien, toussa toussa. Aujourd’hui, j’avais envie de vous faire un article un peu spécial et de vous inviter à vous exprimer sur un sujet qui m’intéresse pas mal.

Il y a plusieurs semaines, je parlais de mes vidéos sur internet avec ma mère et, un peu énervée, elle m’a lancée « Mais si tu arrêtais de t’exhiber un peu sur Youtube aussi ! » Cette phrase m’a beaucoup fait réfléchir : c’est surtout le verbe « s’exhiber » qui m’a interpellée. J’y ai repensé pendant quelques temps et j’ai décidé que j’en discuterais bien avec vous ici, pour avoir votre point de vue sur ce thème. Je vais donc écrire un article un peu déstructuré, pour vous faire part de mon ressenti et de mes questions, et l’espace commentaire est tout à vous, si vous voulez rebondir, argumenter, contester, etc.

Ce qui m’a gênée avec le verbe qu’à employé ma mère à ce moment, c’est que je l’ai trouvé très violent. Pour moi, il a une connotation péjorative : « s’exhiber », ce n’est pas « se montrer » mais plutôt « s’afficher » , « se montrer en public de façon provocante » (le Larousse, TMTC). Or, dans mes vidéos où je parle de livres que j’ai aimé, j’ai plutôt l’impression d’être dans le partage que dans l’affichage pur et simple. Mon but, c’est de vous parler presque de face à face, comme une copine qui vous conseillerai des lectures. Je ne montre pas mon visage « pour me montrer ». Si, en plus, je peux vous donner envie de lire ou si je vous fais rire, c’est un plus. Je n’ai pas l’impression de m’étaler réellement sur internet ; à travers mes vidéos, vous voyez mes lectures, éventuellement ma chambre, mais pas plus. Sur Twitter, j’ai tendance à un peu plus parler de ma vie privée, mais je trouve encore cela très correct et je contrôle ce que je poste : j’ai mes propres limites à ne pas dépasser.

Mais du coup, qu’est-ce que ça voudrait dire « s’exhiber sur internet » ? À partir de quand ce verbe peut-il être utilisé à bon escient ? Est-ce qu’il suffit de montrer sa tête ? De tourner des vidéos où on nous voit ? De poster des photos de nous et/ou de notre vie privée (famille, appartement, parties du corps, etc.) ? J’ai presque envie de dire qu’à partir du moment où on a un compte FB qu’on alimente régulièrement, avec une photo correcte en PP, on est presque dans l’exhibition : on se montre de manière assumée, en plus ou moins bon état physique (KOUKOU LÉ FOTO DE SOUARÉ). Bon, après il y a différents paliers.

C’est peut être parce que je fais partie de la génération qui a vu apparaître et qui a grandi avec Internet et les nouvelles technologies que cette sorte de narcissisme liée aux réseaux sociaux ne me choque pas du tout. Quand je vois mes amies poster des selfies sur Instagram, je ne pense pas « Oulà mais vous cherchez à faire quoi ? À montrer que vous êtes bonnes ? ». Je vois des jeunes filles qui s’aiment comme elles sont, assez pour montrer leur visage de manière aussi évidente. Un selfie où on se trouve beau/belle, je pense que ça peut rebooster la confiance en soi, même sans nécessairement le poster sur les réseaux sociaux. Pareil quand certaines de mes amies postent des photos de leur corps plus ou moins dénudés sur Twitter : elles s’assument, et je les respecte pour ça.

Quand à Youtube, je n’en parle même pas, puisque mes vidéos préférées sont les Vlogs (contraction de Video et Blogs : une vidéo où on suit la vie d’un youtubeur du matin jusqu’au soir comme si on était avec lui). J’aime beaucoup suivre ceux de CharlotteQueen d’ailleurs (si tu la connais pas, CLIQUE ICI PARCE QU’ELLE EST TROP CHOUPI ET COOL ET DRÔLE ET JE L’AIME). Le vlog me semble être le « top de l’exhibition » : c’est tout juste si on ne suit pas les youtubeuses/eurs aux toilettes :’) Et pourtant, je pense que si on aime autant ce genre de vidéos (on m’en demande souvent par mail), c’est tout simplement parce que … on aime bien connaître la vie des autres, par voyeurisme. Je l’avoue : ça me passionne de voir comment les appartements des autres sont agencés, ce qu’ils mangent à midi, ce qu’ils sont en train de lire, ce qu’ils font de leur journée, si ils aiment leurs études, etc. Certaines Youtubeuses « lifetsyle » ont d’ailleurs une chaîne à part consacrée à leurs vlogs. Par Instagram et Twitter,  on peut déjà avoir un bon aperçu de la vie d’une personne, mais sur Youtube, on peut tout suivre presque en vrai, et on a l’impression de connaître la personne. Ça ne me dérange pas de regarder Charlotte qui sort du lit les cheveux ébouriffés et gras parce que… ben c’est la vraie vie ! On est tous comme ça le matin, et ce côté spontané me plait beaucoup.J’ai l’impression d’être sur Skype avec une amie. Je trouve ça très intéressant d’un point de vue sociologique. À l’inverse, je crois que c’est le même schéma qui nous pousse à suivre des vidéos du type « routine du matin/soir » (mon péché mignon en ce moment haha #mardiconfession), « Haul », « 10 conseils pour la rentrée » (alors que mes cours ne nécessitent plus de notes à apprendre par coeur…), en ayant conscience que ces vidéos sont ultra préparées à l’avance et que PERSONNE ne fait ça en vrai. Je veux dire, je veux bien regarder EnjoyPhoenix (au pif hein, mais je lui préfère de loin Emma Verde) s’habiller de manière confortable quand elle rentre chez elle à 15h, manger une salade healthy en regardant une série, prendre une douche le matin et un bain le soir et se coucher à 22h. Mais c’est une vie irréelle (bon, en plus j’ai pris l’exemple d’une Youtubeuse « pro » qui n’a plus de cours, mais même Emma n’a l’air de consacrer que 1h30 à ses devoirs tous les soirs). Ma vie à moi, c’est plutôt arrivée à la maison à 19h, douche très rapide, bout de fromage / pomme et boulotboulotboulot jusqu’à minuit/1h en fonction de mon travail. Mais je sais pas… ça me fait du bien de regarder leurs vies à elle, qui ont l’air (et seulement l’air hein) tellement parfaites et si intéressantes et relaxantes.

D’ailleurs, CharlotteQueen, dans un de ses Vlogtembre (vlogs du mois de septembre), parle du thème du poids/de la morphologie et plus particulièrement de la perception que les autres peuvent avoir de nous sur Internet. Elle explique que tourner des vidéos et les poster sur Youtube lui a permis d’apprendre à s’aimer comme elle est et que les autres n’ont pas leur mot à dire sur notre aspect physique (high five !). Je trouve ça intéressant dans le sens où un youtubeur tourne des vidéos pour ses abonnés surtout, mais aussi pour lui-même, pour se faire plaisir, sans forcément être dans l’optique du « regardez-moi, je suis trop cool » mais plutôt en étant dans la notion de partage et d’échange. Dans une de ses autres vidéos (haha oui désolée, je parle beaucoup d’elle mais elle illustre très bien cet article), elle parle d’ailleurs de sa réduction mammaire. Certains penseront « Mé el é folle, vie privée, toussa toussa », moi je pense que cette vidéo ne parle par réellement d’elle mais de son expérience et qu’elle est surtout destinée à rassurer et aider les personnes qui la regarderont. Et ça, c’est méga chouette, tu vois. On est très loin de cette idée d’exhibition, ou du moins d’exhibition « gratuite ». Cette notion, elle est peut être induite par le spectateur lui-même en fait : sans personne pour nous regarder, on ne se montre pas vraiment. Une même vidéo pourra plaire à quelqu’un et être détestée par une autre personne qui la trouvera trop intime, trop personnelle pour être partagée. J’ai l’impression que c’est l’avis du spectateur qui passe en premier : c’est lui qui décide de ses propres limites et de si – à son avis – on s’exhibe ou on partage simplement.

Pour citer une autre Youtubeuse, l’anglaise (ultra trop cool mignonne trop drôle que j’adore) Carrie Hope Fletcher fait une série de « vlog » quotidien intitulée « Dear Tom » où elle s’adresse à son frère, lui même youtubeur et qui fait la même chose de son côté avec « Dear Carrie » (je sais pas si tout le monde suit bien ?). Ils se parlent donc par vidéos Youtube interposées. Les thèmes sont très variés, et surtout très intimes : Tom poste certaines vidéos où il se met en scène avec son fils de 2 ans ou avec sa femme qui attend un deuxième enfant. Pourquoi fait-il ça ? Pour combler notre soif de voyeurisme ? Parce qu’il veut que tout le monde voie à quel point son fils est meugnon ? À vrai dire, je n’ai pas de réponse. Mais j’adore suivre la vie de ce frère et de cette sœur, parce qu’ils sont drôles, cools et qu’ils parlent de sujet qui m’intéressent. Tout simplement. Et si c’est leur façon de communiquer et de partager, je suis de tout coeur avec eux, et je ne vois aucune réelle exhibition là-dedans. Ils postent des bouts de leur vie, et si tu n’as pas envie de regarder, eh bien tu ne regardes pas.

Je voulais également faire un petit aparté sur l’exhibition dans le monde de l’art. Le premier artiste qui me vient à l’esprit est Pierrick Sorin, notamment la vidéo où il se filme à chacun de ses réveil en déclarant qu’il doit se coucher plus tôt le soir parce qu’il est vraiment trop fatigué. Par effet de comique de répétition, il apparait toujours aussi fatigué le lendemain et jure de se coucher tôt, et ainsi de suite pendant plusieurs jours. La vidéo date de 1988 et est présentée comme un « auto-filmage ». Au vu de la date, la vidéo n’était bien sûr pas destinée à être publiée sur Internet mais… à être projetée dans un musée. Quel est le « pire » : se filmer pour apparaître sur Youtube (et éventuellement donner des conseils) ou se filmer pour figurer en tant « qu’oeuvre d’art » dans un musée ? Alors évidemment la portée n’est pas la même et je ne suis pas en train de comparer Sorin et EnjoyPhoenix. N’empêche que je trouve la notion d’exhibition plus prononcée dans le monde de l’art, notamment parce que les artistes qui s’auto-filment cherchent justement à choquer et/ou à déclencher un sentiment (rire, dégoût, etc.) chez le spectateur. Du coup, ils provoquent : ils se filment nus, ils filment leur sang ou l’intérieur du corps humain par exemple. Et à l’heure des nouvelles technologies, ces vidéos se retrouvent sur Internet.

Voilou, cet article a été écrit de manière un peu fleuve et il est donc très décousu. Ce sont mes pensées et mes questions à chaud, de manière spontanée. J’ai parlé beaucoup de vidéos, assez peu de blogs en fait. Peut être parce qu’on se montre plus facilement en vidéo (qui sont plus personnelles) que sur un blog, où on peut parler de cuisine ou de fringues sans tout rapporter à soi. J’aimerais bien savoir votre avis sur le sujet, donc n’hésitez pas à commenter sous cet article :) Des bisous, on se retrouve bientôt pour de nouvelles chroniques littéraires.

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5 Comments

  • Reply CharlotteQueen (je viens ici anonymement) 22 septembre 2015 at 10 07 22 09099

    J’ai beaucoup aimé cet article (sûrement parce que je suis dedans (bitch please). A vrai dire, je ne comprends pas trop ce que les gens peuvent trouver d’intéressant dans mes cheveux gras du matin, mais apparemment, ils aiment ça. Moi même, je suis une grande amatrice de vlogs, j’adore ça, j’en raffole, j’en bois toute la journée. Alors je vais donner mon côté « VLOGGEUSE » de la chose et répondre à ta question d’exhibitionnisme (lol) : quand je filme ma journée, je fais quand même attention, que je n’ai pas de crottes de nez qui pend, que je n’ai pas un bout de patate entre les dents ou qu’on ne voit pas que je n’ai pas tiré la chasse d’eau (erk.) Mais oui, on partage beaucoup de choses quand on filme ses journées, tout en gardant évidemment une part de secret, et ça, c’est important. Quand je filme, je n’ai pas l’impression de trop en dire, car justement, je choisis ce que je veux montrer. Personne ne sait où je fais mes études, où mes parents habitent, comment s’appellent mes grands parents, où se trouve ma tâche de naissance préférée (mais ça je te le dis à toi : sur la fesse gauche ;)). Donc à partir du moment où on ne parle pas de ces choses privées, ce n’est pas de l’exhibitionnisme. On montre notre vie comme un journal, on se crée des souvenirs, on se rappelle quelques mois plus tard qu’on a mangé des frites de patate douce à cette date (très important.) C’est ça la notion importante dans les vlogs. Y’en aura toujours qui feront leur beaux/belles, parce que  » regardez ma vie parfaite lol » mais la plupart du temps, les vlogs sont là pour partager quelque chose, partager un bon moment, sourire, se marrer un coup, s’inspirer, passer le temps… Ce n’est pas pire que regarder la TV réalité, si ce n’est même mieux du coup (c’est plus intelligent.)
    En tant que grande amatrice de vlogs, je me suis posée la question  » pourquoi tu en regardes ? » : j’en regarde pour me divertir en fait. Parce que la « vie » des gens que j’aime bien est intéressante, mais dès lors que ça devient trop personnel : la mort de quelqu’un, la maladie, un accouchement.. ça me met mal à l’aise. Et elle est là la limite.
    Voilà, c’est aussi décousu que ton article (quoi que je n’ai pas trouvé ahah) mais je pose ça là, histoire de :D

    BISOUS.

  • Reply Hamge 22 septembre 2015 at 10 09 22 09589

    Hello, encore un article très intéressant, qui amène à réfléchir !
    Personnellement je trouve que c’est à nous de fixer notre limite et elle est forcément en relation avec notre génération et notre éducation.
    Ma grand-mère, qui ne connait pas vraiment internet, s’imagine que « c’est dangereux » parce que c’est tout ce que les médias en disent, du mal de facebook, des photos, du harcèlement blablabla, alors oui c’est une dimension à prendre en compte mais il ne faut pas oublier les autres aspects. Les adultes qui ne côtoient pas internet au quotidien, ou du moins d’une façon différente ne « comprennent » pas.
    Ma mère qui ne supporte plus l’hypocrisie télévisuelle et les programmes pour les beaufs (secret story, les chti jesaispasoù…) essaye de s’y intéresser et me comprend relativement bien, même si elle a du mal à tout saisir.

    En revanche c’est sur qu’avec les vidéos est venu l’hypocrisie dans le sens ou, grâce à la préparation, au montage, etc on se montre comme on aimerait être et pas comme on est vraiment (je pense aux vidéos que tu citais « Morning routine » blablabla) mais d’un côté, tout ça on le sait, on essaye d’en retenir que le meilleur pour améliorer notre quotidien et au fond je crois que c’est ça l’important. (Sinon on regarderais pas)

    Ce qui me gène ce sont les gens, jeunes souvent, qui sous le couvert de l’anonymat se permettent certaines choses. La communauté booktube est une des rares exception pour le moment.

    L’essentiel c’est d’être à l’aise avec son identité numérique (si j’puis dire) mais il ne faut pas pour autant oublier qui on est et se réfugier dans les réseaux sociaux. Et puis c’est un phénomène de génération, comme la mode etc, est-ce vulgaire ? Est-ce normal ? …

    Bisous ♡

  • Reply South 23 septembre 2015 at 10 12 22 09009

    Hello,

    Sympa le débat que tu nous proposes aujourd’hui.

    Où commence l’exhibition ? Je pense qu’en réalité la limite dépend vraiment de chacun (âge, expériences, milieu social, culture…). Pour nos parents, j’ai l’impression que l’exhibition commence à partir du moment où l’on sort de la foule silencieuse des gens « ordinaires », c’est à dire à partir du moment où l’on prend position sur un sujet en s’impliquant personnellement ou lorsque l’on affiche publiquement son image. Un peu comme si essayer de s’individualiser de la masse nous rendait plus vulnérable (ça m’évoque le gnou qui sort du troupeau et qui se retrouve à la merci du premier prédateur venu). Pour eux, tout ça est nouveau. Avant moins tu te faisais remarquer, mieux tu te portais.

    Pour autant, faut-il poursuivre ce schéma ? Je n’en suis pas convaincu. Aujourd’hui ce qui était l’exception m’apparaît comme une norme. De nos jours, ce sont ceux qui sont déconnectés qui se font le plus remarquer. Alors les nouveaux prédateurs/dangers, où peuvent-ils être ? Employeurs et banques se servent de nos profils pour nous évaluer. Que se passerait-il s’ils ne trouvaient rien ? Ils chercheraient probablement autrement. Du coup je me dis, s’exposer via un réseau social c’est aussi donner un os à ronger pour préserver sa vie privée (donc paradoxalement moins s’exposer). La curiosité est humaine et je considère de plus en plus qu’à l’heure actuelle, mieux vaut garder le contrôle sur son image numérique plutôt que de la laisser nous échapper. En tout cas pour moi le calcul est vite fait.

    Alors oui le web c’est dangereux mais principalement pour les mineurs. Il suffit de s’appliquer quelques règles simples et les dangers deviennent du même ordre que ceux rencontrés dans la rue. Après bon, beaucoup de gens qui présentent sur le net ont du mal à séparer « vie publique » de vie privée. A partir du moment où l’on commence à trop en dire sur soi, là oui on se met vraiment en danger (enfin sa vie irl).

    Pour rebondir aux propos d’Hamge, entre télévision et internet je ne sais pas lequel est le plus dangereux. La télévision il n’y a aucun débat, on nous bassine avec des programmes conçus pour avoir un effet déterminé sur nos habitudes de consommation. Sur internet il y a des réactions, des interactions entre les gens. Chacun apporte sa pierre de connaissances et enrichit le web de ses passions. Alors oui pour incarner des idées il faut parfois s’exposer. C’est un mal pour un bien je trouve.

    La définition de l’académie française sur s’exhiber/exhibition est plus neutre que celle du Larousse. Elle met en avant l’aspect artistique de présentation d’une oeuvre, d’un spectacle. Le sens un peu péjoratif est relayé dans les derniers sens présentés. (comme quoi) En plus c’est dans le sens « exposer sa richesse » plus qu’un sens vulgaire.

    En tout cas ce serait un peu réducteur de considérer qu’il n’existe qu’un seul web. Beaucoup s’exposent de façon différente. Pour ce qui est de booktube, c’est davantage pour exhiber des livres plus que pour s’exposer soi même. Je trouve ça un peu plus dangereux en revanche quand on est soi même le sujet de la vidéo (hors annonces, humoristes etc). Le web est un monde où l’on peut se sentir très vite -souvent à tort- célèbre et la folie n’est jamais très loin.

    Mais parallèlement aux motivations personnelles, je trouve que souvent il y a des fois où l’exposition va trop loin. Je pense notamment aux enfants et à tous ces gens qui filment leur vie privée h24 (je doute fortement que ça soit dans un but sociologique…du moins pas dans la plupart des cas).

    L’exception d’autrefois étant devenue une norme, tout le monde cherche désormais plus ou moins à s’extraire de la masse et à exister en tant qu’individu. Quand c’est s’extraire pour s’extraire ça fait d’ailleurs un peu produit marketing qui fait sa com (j’entends par là, hors talent artistique ou compétences pro). Beaucoup ne vivent plus que par la procuration du regard des autres. Instagram c’est un bel exemple oui, navrant.

    Nos parents découvrent le web et ne font pas la distinction qu’il y a à faire entre les différentes formes d’exposition sur le web. Je les comprends, ça s’apprend et c’est aussi complexe que la société elle-même. Ils ont le droit de critiquer la manière dont nous gérons notre image numérique. Si tu veux relativiser, dis-toi que pour beaucoup, ils ont tous leurs paramètres facebook en public et publient des montages de minions et de « si toi aussi alors like and share » à longueur de journée ^^. Non vraiment ils ne peuvent pas nous donner de conseils sur la façon de gérer notre image numérique. Après bon, c’est à nous des les éduquer à un monde que nous connaissons mieux qu’eux.

    • Reply South 23 septembre 2015 at 10 12 22 09019

      *Nos parents découvrent le web et ne font pas forcément la distinction

  • Reply Lebonbonaucassis 11 décembre 2015 at 10 07 22 121412

    Salut !!

    Je suis complètement d’accord avec toi sur le sujet, tout ce que tu dis, et même si d’après toi, cet article est « décousu », moi je le trouve très complet. Je pense que c’est à chacun de fixer ses propres limites face à sa propre exposition sur internet, et comme pour a peu près tout, les limites, elles nous viennent surtout de notre environnement, de notre éducation et aussi de notre génération. Le mot qu’a employé ta mère est assez dur pour désigner ta visibilité sur Internet mais je pense qu’elle réagit comme ça parce qu’elle n’a peut-être pas de point de comparaison, et … que tu es sa fille !!

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