Fantasy Jeunesse Roman

La quête d’Ewilan, un premier tome prometteur

3 avril 2015

Titre : La quête d’Ewilan – Tome 1 : D’un monde à l’autre

Auteur : Pierre Bottero

Éditeur : Rageot

2006 // 281 pages

« Si rien ne distingue Camille des autres élèves de sa classe, l’adolescente est néanmoins très différente de ses semblables. Incroyablement surdouée, ignorée par ses parents adoptifs, elle se retrouve un beau jour propulsée dans un monde parallèle aux multiples dangers. En compagnie de son ami Salim, Camille apprend qu’elle se nomme Ewilan, qu’elle appartient à l’empire de Gwendalair et qu’elle a le pouvoir de le sauver… »

J’ai ENFIN commencé cette trilogie (sixologie si on englobe « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan ») (c’est pas le nom d’une nouvelle maladie dermatologique, c’est le mot pour dire « deux trilogies à la suite »). Des mois que mes amis m’en parlaient comme « THE » saga de leur enfance et qu’ils me présentaient Bottero comme un excellent auteur. Du coup, à force, j’ai cédé, j’ai emprunté le tome 1, je me suis plongée dedans … et j’ai bien fait !

Camille Duciel (alo ui cer prénom ultra banal – mais c’est fait exprès) est une jeune fille différente des autres ados de son âge : déjà, elle est surdouée à un niveau encore jamais atteint et ensuite… elle a les yeux violets (Daenerys Targaryen Mother Of Ze Dragons, sors de ce corps). Alors qu’elle traverse la route en rêvassant, elle manque de se faire écraser par un camion et n’y échappe que de peu en se retrouvant propulsée quelques minutes dans un univers parallèle, en pleine jungle. Elle y rencontre un lézard géant qui l’appelle Ewilan, et avant qu’elle n’ai eu le temps de se questionner davantage, la voici revenue dans son monde. Voilà, vous avez globalement les 3 premières pages du roman. Car Bottero est un conteur hors pair et il vous propulse dans l’histoire à la seconde où vous posez les yeux sur le premier mot de son livre. C’est le premier point que j’aimerai aborder, car c’est celui qui m’a le plus marquée : le style d’écriture. Je serais bien incapable de vous décrire ce qui me plait dans sa façon de tourner les phrases et dans le vocabulaire qu’il emploie, mais l’auteur écrit de manière extrêmement fluide. C’est un plaisir à lire. Il a le don de vous faire rentrer dans l’histoire de manière presque immédiate, qu’importe que vous soyez dans le métro ou sous votre couette : vous évoluez avec Camille entre ses deux mondes. Les descriptions sont fournies sans être assommantes et elles vous laissent le plaisir d’imaginer la faune et la flore locale. Bref, un gros point positif.

Très vite, Camille retourne dans cet univers parallèle avec son meilleur ami Salim, un jeune homme drôle et naturel qui incarne le clown de la bande (à Camille revient le rôle de l’intello). Très soudés, les deux jeunes gens ont pour point commun un manque flagrant d’amour : Camille a été adoptée très jeune par les Duciel, un couple si strict qu’il ferait passer Rogue pour un Bisounours et Salim a tellement de frères et de soeurs qu’il est invisible aux yeux de sa mère. Ensemble, ils font la connaissance d’Edwin, un guerrier qui leur sauve la vie et Camille en apprend plus sur la raison qui l’autoriser à voyager entre ces deux mondes : là bas, à Gwendalavir, elle est Ewilan, et elle seule peut sauver l’Empire d’un terrible futur. Elle se découvre alors un don : celui du Dessin, qui permet de faire basculer dans la réalité tout ce qu’on imagine. Second point intéressant, le livre donne une vision positive de l’imagination et du dessin en général, et pour un livre destiné aux enfants, je trouve ça vraiment chouette. Le dessin sert à avancer dans l’histoire (se protéger des attaques des méchants, principalement) et est donc présenté comme un atout. On parle même de l’école des Beaux Arts de Paris.

Trois petits bémols cependant, qui ont fait que ma lecture n’a pas été un coup de coeur : 1. J’ai trouvé que le livre avait un petit problème de rythme. Certes, dès qu’on rentre dans l’action, on est tout de suite happés par les aventures de Camille et de Salim et on voyage avec eux, mais les passages qui se passent en France sont un peu creux et ne servent souvent que de prétexte pour relancer un nouvel évènement dans Gwendalavir. Du coup j’alternais entre les passages où je n’arrivais pas à lâcher le livre et ceux où il me tombait un peu des mains. 2. Je chipote vraiment, mais le vocabulaire employé est parfois destiné à un public très jeune. L’histoire et l’écriture sont dans l’ensemble très matures et peuvent être lus à tout âge mais certaines expressions un peu mal vieilli. Je suis parfaitement consciente par contre que ça m’aurait sans doute vraiment plu si j’avais lu ce livre il y a quelques années. Je ne peux pas repprocher à un livre pour enfant d’être ce qu’il est ;) 3. Last but not least : j’ai eu du mal à supporter l’héroïne. Camille est présentée très tôt comme une ado mature et surdouée, sauf que j’ai eu l’impression pendant tout le livre que ça lui donnait la grosse tête. Elle embarque Salim dans son aventure, lui demande deux trois fois si ça va et si il veut continuer et après, se désintéresse totalement de lui, trop occupée à engranger de nouvelles connaissances. Pas cool, la copine. Elle a également un très mauvais caractère, a tendance à s’énerver facilement et à être insolente. Bref, j’ai largement préféré Salim.

Donc un très bon premier opus, très prometteur et je continuerais sans aucun doute la saga !

15 / 20

 

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