Cinéma Culture

4 films d’animation pour Halloween

28 octobre 2018

Bonjour par ici !

Ce texte était, à l’origine, le script d’une vidéo que j’avais tournée, mais je suis tombée malade entre-temps et comme je voulais qu’elle sorte avant le 31 Octobre, il me semblait compliqué de réussir à la monter entre deux poussées de fièvre. Du coup, comme j’ai quand même travaillé dessus, je transforme le script en article, en espérant que cette sélection vous plaira et vous inspire pour mercredi !

Les journées se raccourcissent, les feuilles changent de couleur et tombent des arbres, et les températures baissent doucement : pas de doute, l’automne est bien là, et qui dit automne dit Halloween. Si tu aimes bien la tradition qui consiste à regarder un film d’horreur en mangeant des bonbons le soir du 31 octobre mais que tu es – comme moi – une énorme flipette, tu as cliqué sur le bon article. Les films d’animation sont de fait rarement les premiers auxquels on pense quand on se demande quel film regarder ce soir-là, et pourtant certain d’entre eux sont tout à fait capables de te donner quelques frissons bien sentis. Je te propose donc de partir à la découverte de 4 films d’animation que je te recommande chaudement si tu ne sais pas quoi regarder le soir d’Halloween. Note bien que je n’ai volontairement pas choisi de films très connus parce que j’ai dans mon sac à bonbons quelques pépites dont on ne parle, selon moi, pas assez, et que j’aimerai te faire découvrir. Alors ajuste ton chapeau pointu et enfourche ton balais, on va frissonner en 3D !

Coraline

Ce nom te dit peut être quelque chose, et c’est normal car il s’agit d’une adaptation du roman jeunesse de Neil Gaiman sorti en 2002, que je te recommande tout autant que le film si tu trouves aussi qu’après tout, le sommeil c’est pour les faibles (parce qu’on n’est pas sur du roman jeunesse joyeux joyeux hein). L’adaptation a été réalisée par Henry Selick qui n’est autre que le réalisateur de L’étrange Noël de Monsieur Jack – car oui, il est temps d’éradiquer une idée reçue que je vois partout mais Tim Burton, malgré tout l’amour que je porte à ce réalisateur, n’est pas le réalisateur de ce film, il n’a été « que » son scénariste et son directeur artistique. Le film, réalisé par Henry Selick donc, et sorti en 2009, raconte l’histoire de Coraline Jones, une petite fille au fort caractère qui emménage avec ses parents dans une grande maison un peu curieuse. Ses parents la délaissent peu à peu, occupés par leur travail et tout un tas d’autres affaires d’adultes, et comme elle s’ennuie, elle va partir explorer cette mystérieuse demeure et elle va découvrir, derrière une porte condamnée, un monde parallèle en tous points semblable à l’endroit où elle vit, à deux détails près : tous les gens qu’elle connaît possèdent des boutons à la place des yeux, et ses « autres » parents se comportent de manière très attentionnée avec elle. Un monde qui paraît parfait aux yeux de Coraline, qui multiplie les allers retours entre les deux mondes, jusqu’à ce que son autre mère lui propose de rester à tout jamais. La jeune fille va alors vite s’apercevoir que la perfection peut cacher la pire des cruautés…

Présentant quelques similitudes avec l’histoire d’Alice aux pays de Merveilles de Lewis Caroll, Coraline traite du thème de l’enfance et du passage à l’âge adulte de manière détournée et poétique, en empruntant à la fois aux codes du voyage initiatique et à ceux du conte macabre. Ce film est une merveille visuelle, réalisée à la main, en stop-motion, et qui marque par la diversité de ses atmosphères admirablement bien retranscrites via un jeu de couleurs et un travail sur les décors, notamment pour faire l’opposition entre le monde réel et l’autre monde. Impossible de ne pas s’attacher à cette petite héroïne courageuse, drôle et touchante, qui évolue parmi une galerie de personnages tour à tour loufoques et effrayants, et mention spéciale à « l’autre » mère qui peut se révéler proprement terrifiante quand elle veut.

La tension monte petit à petit jusqu’à atteindre un climax assez important et quelques passages sont angoissants à souhaits, parfois un peu glauques tout en restant tout de même visibles par des enfants. Je le conseillerai toutefois plutôt à partir de 10/11 ans si tu veux le regarder avec ta sœur ou ton petit cousin car je trouve que certaines scènes et certains aspects de l’histoire peuvent être impressionnants.

Je terminerai en te parlant du sublime générique de début qui met immédiatement dans l’ambiance et que je ne peux pas te décrire au risque de te spoiler. Cependant, si tu hésites à regarder le film, accorde au moins sa chance aux 5 premières minutes de cette introduction qui devrait titiller juste assez ta curiosité pour te donner envie de continuer. Je dis ça, je dis rien.

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L’étrange pouvoir de Norman

On va maintenant parler zombies et sorcières avec le deuxième film que j’aimerai te présenter, à savoir L’étrange pouvoir de Norman (ou Paranorman en VO), sorti en 2012, réalisé par Sam Fell et Chris Butler.

Norman est un petit garçon de 11 ans comme les autres, avec cependant une petite particularité : il voit des esprits depuis tout petit, et il peut communiquer avec eux. Ça fait partie de son quotidien. Mais un jour, alors que sa ville s’apprête à fêter son tricentenaire, son oncle décédé apparaît brusquement pour lui annonçer qu’une malédiction pèse sur la ville et qu’il doit accomplir un rituel le soir de la fête, sans quoi la sorcière responsable de cette malédiction sortira de sa tombe pour réveiller les morts. Accompagné de ses amis, le jeune garçon se lance alors dans une course contre la montre pour tenter d’enrayer la catastrophe, sans se douter à qui il va réellement avoir affaire…

Ce film est un hommage important aux films d’épouvantes du début des années 1900, et même si il est avant tout destiné à un public relativement jeune, il possède plusieurs niveaux de lecture et pourra de fait plaire aux grands comme aux petits. C’est un film que je trouve personnellement très drôle, avec une bande de personnages adolescents construit pour se moquer des stéréotypes habituels des films de zombie et dont la dynamique de groupe fonctionne très bien. Et je te rassure, entre deux scènes drôles, il y a quelques scènes juste assez effrayantes ! Je l’apprécie surtout pour son aspect historique, qui s’inspire librement de faits réels pour créer une histoire très bien rythmée et étonnamment touchante et poétique, avec un plot twist très surprenant à la fin, assez fort émotionnellement, et rien que pour ce plot twist il faut regarder cette petite merveille !

J’ouvre d’ailleurs une rapide parenthèse pour préciser que Coraline et Paranorman sont deux films des studios d’animation Laïka, qui ont sorti à ce jour 4 longs-métrages que je te recommande mille fois si tu apprécies l’animation. Ce sont toutes des petites pépites drôles, touchantes et poétiques. Tu peux lire mon article sur Les Boxtrolls, sorti deux ans après Paranorman, juste ici.

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Monster House

Si tu aimes les histoires de maisons hantées, tu devrais être servi avec le troisième film de cette sélection, j’ai nommé : Monster House.

Sorti en 2006 et réalisé par Gil Kenan, le film suit sur les aventures de trois enfants, DJ, Chowder et Jenny, qui vivent dans un quartier résidentiel dont la tranquillité va être perturbée par des phénomènes effrayants. Les enfants s’intéressent particulièrement à Mr Nebbercracker, un vieux voisin qui terrorise tous ceux qui osent s’approcher de sa maison, et ils vont décider de pénétrer dans la demeure en l’absence du propriétaire, notamment parce qu’ils soupçonnent ce dernier d’être à l’origine de la disparition de sa femme, dont personne n’a de nouvelles depuis un bon nombre d’années. Mais ils sont bien loin de se douter de l’épouvantable secret que renferme cette effrayante maison…

Bon, on va pas de mentir, ce film a plus de 10 ans, et l’animation a donc pris un sacré coup de vieux comparé à ce qui se fait aujourd’hui dans le domaine. Tout le film a été réalisé via la technique de la motion capture, ou capture de mouvement dans la langue de Molière, un procédé qui est largement utilisé notamment dans le domaine du jeu vidéo actuellement, et qui consiste tout simplement à poser des capteurs sur le corps des comédiens et à enregistrer leurs mouvements par ordinateur afin de les faire reproduire par les personnages animés. Mais bon, en 2006 clairement on avait pas les même avancées graphiques que maintenant et du coup ça se sent un petit peu, même si évidemment ça reste très fluide.

La maison, fortement inspirée des demeures effrayantes les plus connues du cinéma d’horreur, est un personnage à part entière qui, je suis sûre, saura te faire sursauter à plusieurs reprises. L’ensemble de l’histoire, et notamment la fin qui est très forte, m’évoque un conte macabre d’Edgar Allan Poe, donc si tu aimes cet auteur, l’ambiance reflétée par la film devrait le plaire. En tout cas, son atmosphère délicieusement sinistre et ses nombreux moments de tension en font un film vraiment idéal pour Halloween. Et le plus chouette, c’est qu’il est disponible sur Netflix, qui je rappelle a toujours son offre d’un mois gratuit !

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Frankenweenie

On arrive au dernier film de cette sélection, probablement le plus connu, mais qui est passé un chouilla inaperçu lors de sa sortie en salle, à savoir Frankenweenie, sorti en 2012 et réalisé par le seul, l’unique, l’inimitable Tim Burton (oui j’aime bien ce réalisateur oui)(ça se voit ?)

Inconsolable après la mort de son chien Sparky, renversé par une voiture, le jeune Victor, passionné de science, décide de ramener son compagnon à 4 pattes à la vie grâce à la foudre. Tout se déroule très bien jusqu’à ce que Sparky s’enfuie et que sa disparition entraîne des évènements dramatiques qui vont causer le chaos dans la ville. Alors que Victor se lance à la recherche de son chien, il va apprendre qu’on ne joue pas impunément avec la vie d’un être vivant.

Frankenweenie est bien évidemment très librement inspiré du Frankenstein de Mary Shelley, mais c’est surtout l’adaptation animée d’un court métrage réalisé par Burton lui-même en 1984 (que vous pouvez visionner ici). On pourrait croire que transformer 30 min en un long métrage d’une heure et demie est un pari risqué, pourtant Burton a, selon moi, réussi à relever le défi, et à nous proposer un film d’animation très chouette, pas vraiment effrayant mais riche de l’univers loufoque et macabre de son réalisateur. Il s’agit d’un conte un peu lugubre, très beau visuellement car réalisé en stop motion et uniquement en noir et blanc, avec des clair obscurs marqués : si tu aimes la patte graphique de Burton, tu aimera probablement ce film. Et si l’ensemble paraît bon enfant, quelques scènes font tout de même doucement frissonner.

Cette petite sélection est maintenant terminée, j’espère qu’elle t’a plu ! Le but n’était vraiment pas d’analyser les films en profondeur mais plutôt de te proposer une petite liste pour occuper ta soirée du 31 Octobre, ou n’importe laquelle de tes soirées d’ailleurs puisque ce sont des films qui se regardent très bien en automne, sous un plaid avec un chocolat chaud. N’hésite pas à me donner ta propre sélection en commentaire, et joyeux Halloween !

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1 Comment

  • Reply Lena Bubi 28 octobre 2018 at 10 12 22 105110

    Je note les trois premiers ayant déjà vu le dernier film ! Merci beaucoup pour ces découvertes parfaites pour la saison :)

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